Le café de spécialité, on en entend parler de plus en plus, mais derrière ce terme, l’idée reste simple. C’est un café suivi avec attention, du producteur jusqu’à la tasse. Les cerises sont récoltées à maturité, triées, puis travaillées de manière à préserver au mieux la qualité du grain. Chaque café vient d’un lieu, avec son climat, son altitude, ses variétés, et surtout le travail des personnes sur place.
Pour donner un repère, ces cafés sont évalués selon une grille appelée SCA, à partir de 80 sur 100, on parle de café de spécialité. Cette note permet d’évaluer la qualité et la complexité, mais elle ne fait pas tout, un café noté 83 ou 86 ne sera pas forcément “meilleur” pour tout le monde, ça reste une question de goût. C’est aussi pour ça que j’ai fait le choix de ne pas afficher ces notes, pour éviter d’induire en erreur en pensant qu’un café à 86 serait forcément meilleur qu’un 83 pour vous.
Lors de mon voyage au Mexique, j’ai pu voir ces étapes de près. J’ai marché à travers les plantations, parfois plusieurs heures pour atteindre certaines parcelles. Le café pousse souvent sous l’ombrage des arbres, au cœur d’un environnement vivant, loin de toute production intensive. Sur place, on voit le tri, le travail des cerises, le séchage, parfois directement dans les villages. Ça remet les choses en perspective sur ce qu’il y a derrière une tasse.
Le café de spécialité, c’est avant tout un produit que l’on peut comprendre. D’où il vient, comment il a été travaillé, et pourquoi il a ce goût-là.
Ma démarche depuis le départ, c’est de le rendre accessible. De proposer des cafés simples à découvrir, sans les rendre compliqués. C’est pour ça que je me déplace un peu partout dans l’Hérault, pour venir directement à votre rencontre.
Pendant mon voyage, je me suis rendu compte que la démarche que j’avais depuis le départ était la bonne.
Quand j’ai commencé, beaucoup de personnes m’ont conseillé de ne pas partir directement sur du café de spécialité, en me disant que c’était trop compliqué, qu’il valait mieux passer par du café plus conventionnel. J’ai toujours fait le choix de ne pas suivre cette voie.
Avec les années d’expérience, et aujourd’hui les voyages que je peux faire au plus près des producteurs, cette idée prend encore plus de sens. Voir le travail sur place, comprendre ce qu’il y a derrière chaque café, ça confirme que c’est exactement ce que je voulais faire depuis le début.
Ça me conforte dans mon choix de vous proposer du café de spécialité, en essayant d’être au plus juste, autant pour celles et ceux qui le produisent que pour vous qui le consommez.
